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Marie-Rose : "Mon éparge me soutient durant cette pandémie"

Marie-Rose

Je m’appelle Marie-Rose et j’habite dans le quartier de Karukoro à Kigali, qui compte beaucoup de personnes très vulnérables. Mon mari est en prison et je dois élever toute seule 6 enfants. Nous étions dans une très grande pauvreté avant de rencontrer FXB il y a presque trois ans.

Je suis une participante du programme de réduction de la pauvreté VillageFXB SKOL, qui est actuellement dans sa dernière année d’implémentation.

Cette pandémie qui a pris jour en Chine ne nous concernait guère. La plupart des habitants du Rwanda ignorait tout de cette maladie. Après qu’elle se soit répandue en Europe et d’autres pays à travers le monde, la rumeur disait qu’elle ne pouvait toucher les Africains. Mais cela n’a pas tardé à changer. Dès le premier cas au Rwanda, tout est allé très vite : nous avons été mis en confinement et seuls les services essentiels sont encore autorisés.

Je suis très fière de faire partie de la famille de FXB Rwanda. C’est vrai que nous vivons un moment difficile durant cette crise du COVID-19, mais FXB nous avait préparé à affronter de telles situations. En trois ans, j’ai reçu de nombreuses formations qui m’ont permis d’améliorer considérablement le bien-être de ma famille et de mes proches.

La première année, j’ai reçu une formation en finance, en gestion de projet ainsi qu’un petit capital d’amorçage qui m’a permis de lancer un commerce de légumes. Tous mes enfants sont en bonne santé et ont repris le chemin de l’école. Avant le confinement, je pouvais gagner jusqu’à 5 dollars par jour et épargner de façon régulière.

Nous avons aussi été formés et aidés à cultiver un jardin potager où je fais pousser des carottes, des amarantes, des choux, des betteraves et bien d’autres choses encore. Ces légumes sont d’abord destinés à améliorer notre propre alimentation. En temps normal, je revends le surplus au marché, ce qui me permet d’augmenter mes revenus. Mais, pendant la crise, je les partage avec mes voisins, qui sont encore plus pauvres que je ne l’étais avant de rejoindre le programme VillageFXB.

FXB nous a appris à adopter de bonnes pratiques en matière d’hygiène. Nous avons construit des latrines, des douches et installé un poste de lavage des mains devant notre maison. Tout le monde a pris l’habitude de se laver régulièrement les mains avec du savon. Le gouvernement sensibilise la population à le faire pour se protéger du coronavirus mais pour nous, cela faisait déjà partie de notre vie quotidienne.

On nous a aussi beaucoup appris à faire des plans pour l’avenir. Je fais partie d’un Groupe d’Epargne et de Crédit avec lequel nous nous rassemblons chaque semaine pour épargner, partager nos bonnes expériences et des moments d’amitié. Nous sommes 20 personnes dans ce groupe et peu avant le début de la crise, nous avions déjà réussi à épargner 1’200 dollars. C’est notre deuxième cycle déjà. Un cycle dure 12 mois et, à la fin, on se partage les bénéfices qu’on va choisir de réinvestir dans le développement de notre petite entreprise ou en vue d’améliorer notre logement.

Cette fois-ci, nous avons décidé d’utiliser l’épargne du deuxième cycle pour nous aider à traverser cette crise sans devoir trop entamer nos économies personnelles. Je vais sans doute quand même devoir le faire car, même si je continue à gérer mon commerce de légumes, ma clientèle est beaucoup moins importante depuis le début du confinement.

Ma famille ne souffre pas trop de cette crise pour le moment. Durant ces moments difficiles, les équipes de FXB Rwanda restent en contact régulier avec nous, à distance, par téléphone.

Tout ce que j’ai appris au cours de ce programme et mon épargne me soutiennent durant cette pandémie. Je me suis juré de continuer à mettre en œuvre toutes ces bonnes leçons en mettant encore plus l’accent sur la planification du futur.