FXB travaille en Afrique du Sud depuis 1999 en se concentrant sur l’éducation et le développement des compétences de la vie courante d’enfants et de jeunes particulièrement vulnérables

Contexte

Depuis 1994 et la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud jouit d’une économie relativement stable et d’une croissance du PIB. Malgré cela, des disparités économiques et sociales importantes sont toujours présentes : les conditions de vie varient fortement entre les différents groupes de population ainsi qu’entre les collectivités urbaines et rurales. Avec 7 millions de personnes infectées en 2015, l’Afrique du Sud est le pays du monde qui compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH/sida. En 2016, on recensait 270,000 nouvelles infections au VIH et 110,000 décès dus au sida.  La maladie a aussi engendré des milliers d’orphelins et d’enfants vulnérables. Par ailleurs, la majorité des enfants noirs – près de 60% – vivent dans des situations d’extrême pauvreté, caractérisées par la malnutrition, la criminalité, la violence, l’alcoolisme et la toxicomanie. Dans bien des cas, lorsqu’un enfant est confronté à ces problèmes, sa scolarité est interrompue ou ses performances scolaires commencent à se détériorer. En conséquence, beaucoup sortent du système éducatif et se retrouvent exposés aux abus de tous ordres.

Même si l’Afrique du Sud a récemment investi dans l’éducation, les niveaux de performance des élèves sont plus faibles que dans de nombreux pays de la région, et la qualité de l’éducation reste insuffisante. Beaucoup d’enfants sont en difficulté scolaire, ne vont pas à l’école régulièrement, font face à l’absentéisme des enseignants et à des problèmes récurrents de violence à l’école.

FXB en action

Soutien extrascolaire et développement personnel :

FXB mène simultanément plusieurs programmes de soutien extrascolaire et de développement personnel dans les bidonvilles entourant Johannesburg. Ces communautés sont caractérisées par des taux élevés de chômage, de criminalité, de violence et d’infections au VIH. De nombreux jeunes accueillis dans nos programmes sont orphelins.

Ces programmes visent à limiter les conséquences du VIH/sida et de la pauvreté dans la vie des jeunes participants, à soulager leur détresse morale, à leur permettre de mieux affronter le quotidien et à leur ouvrir des perspectives d’avenir plus sereines.

Au-delà du soutien scolaire et nutritionnel, un travail considérable est entrepris en terme de développement des compétences de la vie courante. Des thèmes tels que l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, la prévention contre le VIH/sida, les abus sexuels et la violence, le respect de soi et d’autrui, les droits de l’enfant, l’apprentissage du leadership ou de la planification financière sont abordés et travaillés avec eux au fil des sessions. Nos équipes aident également  ces jeunes à trouver une formation professionnelle ou à intégrer un cycle d’études supérieures.

L’ambition est aussi de générer un changement de comportement au sein des communautés par le biais des enfants et des jeunes. Par conséquent, pour assurer la pérennité des impacts, des Clubs FXB de Jeunes composés d’anciens participants sont mis en place. FXB les motive à devenir partie prenante des programmes en devenant éducateurs pairs. Ils sont aussi encouragés à tenir un rôle actif au sein de leurs communautés et à aider leur prochain à travers de visites d’orphelinats, de maisons de retraite, d’hospices ou de centres pour personnes handicapées.

Impact :

  • Plus d’un millier de d’enfants et de jeunes ont fréquenté les programmes FXB de soutien extrascolaire et de développement personnel. Ce cursus leur a permis d’envisager la possibilité d’une vie plus stable et empreinte de dignité.
  • Les jeunes sont particulièrement créatifs et actifs, en plus d’avoir animé une émission de radio hebdomadaire durant plusieurs années, ils ont réuni leurs histoires et leurs poèmes dans deux recueils intitulés respectivement Irisdescent Reflections et Walk a Mile in My Shoes.
  • « Je suis né dans une famille de huit enfants. Dans les rues, les gens nous appelaient «les rats » parce qu’on était très nombreux à vivre dans notre maison. Quand ma mère est décédée alors que je n’étais âgé que de 8 mois, mes grands-parents ont pris soin de nous. Mais ils n’avaient pas de travail. Découvrez le témoignage de Mduduzi qui a fréquenté le programme il y a quelques années. Il est aujourd’hui un jeune homme instruit et indépendant. Passionné d’écriture, ses poèmes ont été publiés dans le collectif de poésie de FXB « Walk a Mile in My Shoes ».

 

 

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