FXB en action

En Namibie, FXB a démarré son premier programme de Développement Communautaire VillageFXB en avril 2018,  en partenariat avec Hope Initiatives SA Namibia (HISA Namibia), dans un bidonville proche de Windhoek; la circonscription de Tobias Hainyeko au sein de la communauté Kilimanjaro.

Dans les bidonvilles informels tels que la communauté Kilimanjaro, l’accès à la proriété, aux services de base, à l’éducation, à la santé, aux services sociaux, aux transports publics ou autres services publics sont extrêmement limités voir largement indisponibles. La sécurité, le chômage et le manque de capitaux pour gérer de petits projets sont une préoccupation majeure. De plus, les activités de développement sont rares en raison du manque d’ONG et d’agences de développement désireuses de s’établir dans un endroit non sécurisé. Les autorités nationales n’ont souvent pas les informations nécessaires sur ces communautés et ne les intègrent ainsi pas dans la planification urbaine. Les personnes qui y vivent sont confrontées à divers défis, notamment la pauvreté, la malnutrition et l’exploitation, et n’ont pas accès à un abri adéquat et sain. L’accès limité à des services tels que l’éducation, la santé et la protection sociale les rend de plus en plus vulnérables.

A travers ce programme, FXB et HISA Namibia accompagnent ainsi 100 familles (environ 650 personnes) en situation d’extrême pauvreté vers l’autonomie économique et sociale en améliorant simultanément différents aspects de leur vie. Cette approche de développement intégré associe notamment la nutrition, la santé, l’éducation et la salubrité des logements afin de répondre aux besoins immédiats des participants, tout en renforçant leurs capacités à générer des revenus pour qu’ils deviennent économiquement indépendants.

Dans le but de créer un impact durable et global, le projet implique également des sessions de renforcement des capacités personnelles pour les participants aux programmes ainsi que pour les communautés alentours. De nombreux sujets sont abordés comme le planning familial, la protection de l’environnement, l’hygiène, la santé, la prévention du VIH/sida et autres maladies, la prévention des abus et les droits des femmes et des enfants. L’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes comme facteurs déterminants de lutte contre la pauvreté sont fortement encouragés.

Contexte

La Namibie est classée parmi les pays à revenu intermédiaire, mais son revenu par habitant est l’un des plus asymétriques au monde, avec 55% du revenu global pour 10% de la population totale. La Namibie a une population de plus de 2,4 millions d’habitants; 43% d’entre eux ont moins de 15 ans. La stabilité politique et la bonne gestion économique de la Namibie l’ont aidée à réduire la pauvreté. Cependant, cela n’a pas encore été accompagné par la création d’emplois et les inégalités socio-économiques héritées des années sous le régime de l’apartheid persistent, malgré les dépenses publiques généreuses consacrées aux programmes sociaux.

Malgré une croissance économique impressionnante de 5% par an en moyenne entre 2002 et 2012 et une augmentation de 40% du revenu par habitant entre 2004 et 2012, 29% de la population est toujours considérée comme pauvre, tandis que 30% de la population active est au chômage. Les femmes et les jeunes sont les plus touchés, avec des taux de chômage de respectivement 33% et 53% (pour les 20-24 ans).

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