En 2007, il a été estimé que près de 600 000 personnes vivaient avec le VIH dans le pays et ce sans aucune connaissance de leur statut sérologique. L’Etat de São Paulo à lui seul regroupe 42,3% des cas de sida au Brésil. La ville de São Paulo concentre le plus grand nombre de cas.

Dès 1994, la Maison FXB de São Paulo, située dans Campo Limpo, a permis à des enfants orphelins, séropositifs ou atteints du sida de grandir dans un environnement familial, entourés de soins tendres et attentionnés. Elle représente aussi une alternative pour l’accès aux soins palliatifs des jeunes patients. L’ouverture de cette Maison constitue également une prise de position significative dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination à leur encontre, et de façon plus large à l’égard de leurs communautés. A cette époque, FXB était l’une des rares ONG à opérer dans cette région.

Suite à l’action conjointe de FXB et de plusieurs ONG brésiliennes, la Chambre des députés a approuvé à l’unanimité la modification de l’article 18 de la Loi sur les brevets (9.279/96), permettant aux entreprises pharmaceutiques brésiliennes de produire des antirétroviraux génériques, de réduire considérablement le prix de la trithérapie et d’en généraliser l’accès.

Avec l’arrivée des antirétroviraux sur le marché et, par conséquent, la possibilité de prolonger la vie des parents, tous les enfants résidant à la Maison FXB ont été réintégrés dans leur famille biologique ou dans des familles d’accueil. De 2005 à 2009, FXB Brésil a soutenu ces familles – en les aidant notamment à développer des activités génératrices de revenus – pour assurer la reconstruction du tissu social des enfants et garantir ainsi leur bon développement social, cognitif et émotionnel.

Le projet est aujourd’hui dirigé de manière indépendante par l’organisation locale Espaço de Prevenção e Assistência Humanizada.