Grand-mère Ban *, Thaïlande
En quelques mois, Grand-mère Ban a perdu son mari, sa fille et son beau-fils. A près de 70 ans, elle se retrouve seule pour élever ses deux petites-filles de 14 et 10 ans, orphelines du sida. Trop faible pour travailler, Grand-mère Ban essaye de vendre des petits gâteaux pour subvenir aux besoins de ses petites-filles, mais personne ne veut les acheter par peur du VIH. La pauvreté et la stigmatisation dont la famille est victime rendent leur situation de plus en plus précaire.
FXB intégre Grand-mère Ban et les fillettes dans un de ses programme Village-FXB en Thaïlande. Avec le soutien de FXB et beaucoup de volonté, Grand-mère Ban fait pousser un magnifique jardin potager, qui lui permet de nourrir sa famille et de vendre le surplus au marché local. Elle construit également une petite mare à poissons qui constitue à la fois une source d’alimentation et de revenus. L'élevage de cochons vient bientôt encore améliorer leur quotidien. Grâce à l'aide nutritionnel dispensée durant les premiers mois du programme, au soutien scolaire, médical et psychosocial, ses petites-filles retrouvent goût à la vie et sont fières de leur grand-mère.
La maison, autrefois remplie de tristesse et de désespoir, est devenue vivante et a retrouvé l’espoir. Grand-mère Ban n’abandonne jamais. Elle a prouvé que l’aide de personnes attentionnées peut faire la différence.
Alain*, Rwanda
Alain est l'aîné d'une famille de 3 enfants. Ses parents sont très pauvres et ont beaucoup de peine à subvenir à leurs besoins. Vivant à cinq dans une petite hutte en paille, ils ne boivent que l'eau du marais et travaillent les champs de leurs voisins en échange de quelques haricots et patates douces. Alain et sa fratrie ne peuvent pas s'acheter les uniformes requis ni assumer les frais de scolarité qui leur permettraient de poursuivre un cursus scolaire normal. La situation, déjà très précaire, se dégrade d'avantage suite au décès du père; la famille s'enfonce inexorablement dans la plus grande pauvreté.
En octobre 2006, FXB, alertée par les autorités, intègre la famille dans un de ses programmes Village-FXB. L'association lui procure en priorité un soutien nutritionnel approprié afin qu'elle puisse recouvrir un statut sanitaire satisfaisant et réintègre tous les enfants dans des écoles locales. Comme activité génératrice de revenus, la mère démarre un élevage de porcs dont les revenus lui permettent peu à peu de subvenir aux besoins de sa famille. Avec l'argent qu'elle parvient graduellement à épargner, elle projette la construction d'une maison qui remplacera la vétuste et insalubre hutte de paille.
Aujourd'hui, Alain est très heureux et très fier d'avoir rattrapé son retard scolaire; il envisage d'entreprendre les longues études dont il a toujours rêvé.
Georges*, Ouganda
Georges est un veuf de 57 ans qui s'occupe de 10 orphelins. Avec sa femme, il a eu 7 enfants et le couple a adopté 3 neveux suite au décès de leurs parents. Georges a beaucoup de peine à subvenir aux besoins de sa famille, les enfants ne sont pas scolarisés et mangent rarement à leur faim. Suite au décès de sa femme, Georges se retrouve impuissant et sans aucune ressource.
FXB est alertée et décide d'intégrer toute la famille à un Village-FXB. Leur état physique est tellement mauvais que dans un premier temps, tous reçoivent un appui médical et nutritionnel pour recouvrir un statut sanitaire satisfaisant. Petit à petit, ils retrouvent les forces nécessaires qui permettent à Georges de cultiver des légumes comme activité génératrice de revenus et aux enfants de retrouver le chemin de l'école ou de l'apprentissage. Georges produit une partie de la nourriture pour la famille et vend le surplus au marché local.
Georges est aujourd'hui en mesure de subvenir aux besoins de tous les enfants. Avec l'argent épargné, il va bientôt pouvoir accomplir son rêve: bâtir une nouvelle maison pour sa grande famille.
Maria*, Colombie
Depuis qu'elle a 8 ans, Maria n'a connu que la maltraitance et les abus sexuels de son père. De peur et de honte, elle n'a jamais osé en parler. Maria a 12 ans lorsqu'elle apprend que sa mère est porteuse du VIH et 13 ans lorsqu'elle-même est testée séropositive. La vie devient encore plus difficile, car le père - convaincu que sa femme le trompe et que sa fille voit d'autres garçons - les maltraite de plus belle.
Heureusement, à la même période, Maria est accueillie dans le programme FXB pour les enfants et les adolescents séropositifs. Un soutien psychosocial et médical constants permettent à Maria de reprendre peu à peu confiance en elle et de retrouver le chemin de l'école. Suite au décès de son père la même année, Maria arrive finalement à décrire le calvaire qu'elle a vécu. La mère et la fille réapprennent petit à petit à communiquer et à se reconstruire ensemble.
Aujourd'hui, malgré les difficultés surmontées grâce à l'accompagnement et au soutien des membres de l'équipe FXB, Maria a un projet qui lui tient à cœur : dès qu'elle a un moment de libre, elle accourt à la Maison FXB pour prendre soin des plus jeunes et rêve de devenir elle-même psychologue et de défendre les droits des enfants.
Marguerite*, Burundi
A 46 ans, Marguerite a déjà vécu plusieurs vies. Au début des années 90, elle vit avec son mari et ses 3 enfants lorsque la guerre éclate. Suite au décès tragique de son mari et de deux de ses enfants, Marguerite s'enfuit avec le petit qui lui reste. Elle arrive dans un camp de réfugiés et connaît alors la dure vie des déplacés.
C'est là qu'elle rencontre son 2ème mari avec lequel elle a 3 enfants. Ce n'est que lorsque celui-ci décède quelques années plus tard, qu'elle apprend sa séropositivité.
Avec la fin de la guerre, Marguerite quitte le camp avec ses quatre enfants et s'installe à Bujumbura, la capitale du Burundi où elle rencontre son troisième mari. Peu informée des risques liés à sa maladie, Marguerite accouche de deux nouveaux enfants, diagnostiqués séropositifs. Avec 6 enfants et un mari qui ne l'aide pas, Marguerite n'arrive pas à subvenir aux besoins de sa famille. La maladie les affaiblit. L'espoir les abandonne.
En 2006, alors que FXB commence ses activités au Burundi, Marguerite et sa famille intègrent un Village-FXB. En premier lieu, l'équipe de FXB leur apporte un soutien nutritionnel et médical; ainsi que des informations sur la transmission, l'évolution et les précautions à prendre par rapport au VIH. En même temps, ses enfants sont scolarisés. Informée et soutenue, Marguerite reprend confiance et démarre un commerce de vente de charbon de bois comme activité génératrice de revenus.
Grâce à l'appui psychosocial de FXB, Marguerite accepte mieux sa maladie et celle de ses deux enfants qu'elle a appris à suivre et à soigner. Elle envisage son avenir avec beaucoup plus de sérénité.
Deepak*, Inde
Les parents de Deepak sont morts dans un accident quand il avait 12 ans. Seul et perdu, Deepak saute dans un train et s'enfuit de son village pour se retrouver dans la ville de Jaipur. Comme beaucoup d'autres orphelins, il vit dans la rue et traine autour de la gare pour ramasser les bouteilles en plastique vides que les marchands d'eau lui rachètent. Pour survivre, Deepak doit souvent faire les poubelles et se drogue pour essayer d'oublier cette dure vie.
En novembre 2007, un volontaire de FXB rencontre Deepak et lui fait intégrer le programme de FXB en faveur des enfants des gares. Deepak peut se reposer, manger et se laver à la maison de transition pour les enfants des rues et intègre un programme de désintoxication pour soigner son addiction aux drogues. En plus de ce soutien nutritionnel et médical, il reçoit un appui psychosocial pour arriver à sortir du cercle vicieux de la rue.
Aujourd'hui, Deepak a retrouvé confiance en lui. Il commence un apprentissage de mécanicien et il espère bien pouvoir subvenir à ses propres besoins et laisser définitivement derrière lui ces années passées dans la rue.
Fleur*, Rwanda
Je m’appelle Fleur. J’ai 22 ans. Je suis orpheline de père et de mère. Je vis avec ma sœur qui a 19 ans et mon frère qui a 18 ans et qui est mentalement handicapé. Nous avons grandi sans parents. Ma sœur aînée, s’occupait de nous mais elle nous a quittés en 2006 pour se marier. Nous avons connu la pauvreté, la faim, l’isolement et la stigmatisation.
Malgré ce passé difficile, nous nous sentons vraiment bien à présent. Depuis que nous avons intégré le programme FXB, notre quotidien a radicalement changé. Nous possédons du bétail qui produit des petits que nous vendons régulièrement. Cela nous permet de nous nourrir, de nous vêtir et de nous occuper de notre maison. Nous nous sentons maintenant en sécurité, d’autant plus que nous pouvons couvrir les traitements que nécessite mon frère.
Le soutien psychosocial de FXB et des membres de mon groupe est aussi essentiel. Vivre au jour le jour avec un frère mentalement handicapé est difficile. Je l’aime de tout mon cœur mais parfois je craque. Mais FXB et le groupe sont là. Ils agissent comme une famille. Ils me conseillent, me rendent visite et parfois même s’occupent de mon frère pour me libérer un peu.
Ma sœur et moi nous sentons chanceuses. C’est pourquoi nous avons décidé de rendre la pareille en prenant en charge deux jeunes orphelines : Honorine qui a 12 ans et Fravienne qui a 8 ans. Nous les avons inscrites à l’école et nous nous occupons d’elles comme si elles étaient nos propres filles. Je suis heureuse de pouvoir leur permettre d’avoir une vie meilleure. La sécurité d’une famille n’a pas de prix et je remercie FXB de m’avoir donné l’occasion de le découvrir !
* Les prénoms et/ou les photos ont été changés pour protéger la vie privée de nos bénéficiaires.













